Plateaux
DOI :
https://doi.org/10.17161/aion.v3i1.25534Résumé
Le texte développe une réflexion essayistique sur la relation entre la pensée, le corps, l’espace et le jeu, à partir de l’expérience de la bibliothèque comme lieu de création. L’auteure associe la posture physique du lecteur à la figure du Penseur de Rodin, en explorant l’idée d’un corps immobile traversé par une intense activité mentale. Des références artistiques et théoriques — telles que Béchir Majdoub, Paul Klee, Marcel Broodthaers, Albert Camus, Deleuze et Guattari — soutiennent une enquête sur la solitude de la pensée, comprise non comme un isolement, mais comme une « solitude peuplée » d’images, de concepts et d’interlocutions invisibles. Le jeu du Solitaire fonctionne comme une métaphore de l’autosuffisance et de l’autoélimination, tandis que le jeu de Go introduit une logique relationnelle, spatiale et stratégique fondée sur la composition, l’intuition et l’occupation du territoire. Ce passage du jeu solitaire au jeu à deux symbolise la transition du chaos vers l’ordonnancement, de l’absolu vers le relationnel. Le texte s’achève sur une réflexion autour de l’affrontement entre l’intelligence humaine et l’intelligence artificielle, en problématisant la mémoire, l’apprentissage et l’esthétique, et en réaffirmant la création artistique comme un champ de pensée en mouvement, situé entre l’individuel et le collectif
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